Dupont et Dupond
Actualité,  Commentaire biblique,  Opinions

MacronT et MacronD

Les aficionados de Tintin auront reconnu dans le titre de ce billet une référence aux fameux Dupont et Dupond. La question qui se trouve derrière ce titre est celle de savoir si notre nouveau premier ministre, Dupond, très proche nous dit-on de notre président de la République, Dupont, saura le cas échéant s’en tenir à distance, voire prendre son courage à deux mains et s’opposer à lui. Ou bien n’en être qu’une forme de sosie.

Car s’il y a une constante, à mon sens justifiée, dans les propos de notre ex premier ministre, François Bayrou, c’est bien que les finances de la France vont mal, et que le gouffre de la dette, patiemment creusé depuis 50 ans, nous tend les bras si des efforts colossaux ne sont pas entrepris. Dupont y a, semble-t-il , largement contribué, mais il n’est pas le seul et le problème de la dette s’est posé bien avant lui. Toutes les formations politiques ont une recette miracle à proposer, mais leurs variations me laissent pantois et me font douter que, sauf pression extérieure (FMI ?), une seule parvienne à s’imposer.

Une question se posera toujours : sur le dos de qui les économies vont-elles pouvoir se faire ? Bien sûr, il serait souhaitable que tout le monde, ou au moins une majorité, s’accorde et y participe, mais on peut douter dans la situation actuelle d’une telle harmonie. Ne jetons pas toutefois la peau de l’ours avant de l’avoir tué, et donnons ses chances à Dupond, d’autant plus que la situation est grave et qu’il est urgent de lui apporter quelque solution.

De mon point de vue de bibliste, je propose à chacun des deux, Dupont et Dupond, de méditer la parabole biblique du bâtisseur :

« Qui de vous en effet, s’il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? De peur que, s’il pose les fondations et ne peut achever, tous ceux qui le verront ne se mettent à se moquer de lui, en disant : Voilà un homme qui a commencé de bâtir et il n’a pu achever ! Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s’asseoir pour examiner s’il est capable, avec 10.000 hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec 20.000 ? Sinon, alors que l’autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. » (Luc 14,28-32)

2 commentaires

  • Florian MANTIONE

    Un nouveau 1er ministre a deux possibilités :
    Soit être démago et ne prendre que des mesures qui ne vont pas heurter les Français (ne surtout pas proposer la suppression de deux jours fériés…) et laisser filer la Dette…
    Soit vouloir défendre les intérêts de la France avant les siens et s’exposer à être rapidement renversé.
    Nous jugerons sur pièce !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *