Un monde où les contrastes se multiplient
Comme beaucoup de personnes que je rencontre et avec lesquelles j’échange quelques mots, je me demande avec effroi, et souvent angoisse : « dans quel monde vivons-nous ? »

Les contrastes sont accablants et interrogent sur une éventuelle ligne directrice. On a connu, et l’on connaît bien sûr encore, le contraste riches/pauvres. Mais il est aujourd’hui accompagné d’autres contrastes qui, pour n’être pas entièrement nouveaux, se durcissent : « guerres/paix, « connectés/hors-circuit », « repus/affamés », « incarnés/spirituels », etc.
Ces contrastes sont-ils plus violents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient hier ? Je n’en suis pas sûr, mais la diffusion tous azimuts de l’information en donne l’impression. Er les journaux et revues, auxquels il est souvent facile d’accéder même sans abonnement, y contribuent : dans une même page d’un quotidien national, à quelques lignes d’intervalle, on va ainsi apprendre un ou plusieurs meurtres de jeunes, souvent dealers, découvrir le mariage dégoulinant d’argent et de mépris de Lauren Sanchez et Jeff Bezos, et s’apitoyer sur la famine des Palestiniens de Gaza.
Ce mélange n’est pas seulement difficile à accueillir, il est aussi décourageant. Il donne aux lecteurs le sentiment que la planète tourne à l’envers et que l’on n’y peut rien faire ! L’insistance sur une réponse spirituelle n’est pas une échappatoire, mais souvent une interprétation des ressorts cachés qui agissent sur ce monde et ses contrastes. C’est ainsi que je lisais ce matin l’évangile de ce mercredi 28 juillet (Matthieu 13,31-35), où il est question d’une graine de sénevé (autrement dit, de moutarde blanche). Je cite :
« C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches« .
Ah ! Qu’il m’est bon de croire, non, d’être assuré que toutes nos actions, même les plus modestes, ont un tel résultat de croissance lorsqu’elles sont animées par l’Esprit de Dieu. Cela a toujours été pour moi l’un des grands exemples de la vie de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.


