Réfugié climatique en Alaska
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Réfugié climatique

Chaque été, je déserte mon couvent de Montpellier pour me réfugier en Bretagne et en Normandie. L’objectif est simple : fuir cette chaleur caniculaire qui me fait « tremper de sueur » en une heure une serviette. Et le succès est là : il y a 48 h, la température était de 21° à Valognes, où je me trouve, contre le double à Montpellier. Je suis donc un réfugié climatique.

Je pensais et disais depuis longtemps que je n’étais pas le seul. Je me souviens, adolescent, comment et combien nous aimions passer certains étés sur la Côte d’Azur, Bormes-les-Mimosas par exemple, pour trouver soleil et chaleur. Aujourd’hui, on observe le mouvement inverse : les « sudistes » remontent vers le nord, qui restent pour l’heure largement épargné par la canicule ! Ce que confirme un article paru ce jour dans Le Figaro, dont voici le titre : « Canicule, sécheresse… Les touristes vont-ils déserter le Sud de la France pour des régions plus fraîches ?« 

Le résultat évident pour les régions d’accueil, en particulier côtières, est qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des espaces à louer, voire des maisons à acheter. Surtout à des prix abordables, même pour ceux qui en ont les moyens. Et j’imagine qu’il doit en être de même dans d’autres espaces refuges, telles les régions montagneuses.

Que nous réserve l’avenir ? Bien malin qui peut le dire. A l’heure actuelle, il semble qu’en France la chaleur estivale remonte vers le Nord, et qu’il faudra peut-être un jour devenir réfugié climatique en Alaska. Encore que la fonte des glaces soit là aussi à l’ordre du jour.

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