Transfiguration
Commentaire biblique

La transfiguration, programme d’une vie

Aujourd’hui, 6 août, nous fêtons la Transfiguration de Jésus. Nous l’avons déjà fêtée le 2e dimanche de Carême, comme une préparation à Pâques. Aujourd’hui, nous célébrons cette fête pour elle-même, pour sa grande richesse théologique, mais aussi pour sa portée humaine sur laquelle je vais revenir.

Comment pourrais-je ne pas me souvenir de l’avoir fêtée il y a cinquante ans environ, plusieurs années de suite, à commencer par l’année de noviciat ? Sous la houlette de notre père Maître, le frère Jean-René Bouchet, de bienheureuse mémoire, nous avions l’habitude de rejoindre la communauté protestante des sœurs de Pomeyrol, près de Tarascon, où nous retrouvions nos amis catholiques et orthodoxes. Pour la rencontre de la Transfiguration. La rencontre existe toujours, elle a commencé le 1er août et se termine aujourd’hui, sans doute une fois encore avec une liturgie orthodoxe célébrée à la chapelle Saint-Gabriel.

Transfiguration, pour moi, c’est un appel. A la fidélité dans la recherche de sainteté. La Transfiguration fut certes l’affaire d’un court moment pour Pierre, Jacques et Jean rassemblés sur le Thabor. Ils souhaitent pourtant en prolonger l’expérience et les effets : « Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie » (Luc 9,33). Erreur ! Jésus parlait de son exode (c’est le terme précis employé en grec en 9,31), d’un chemin à prendre et non pas d’une situation à prolonger.

En fait, la Transfiguration est un appel, le travail progressif d’une vie. Quête de l’amour vrai, transformation souvent lente avec ses hauts et ses bas, mais qui s’appuie sur notre fidélité au Seigneur Jésus auquel nous nous nous configurons peu à peu.

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