Ancien Testament, parole de vie
Ce mercredi 24 septembre, l’évangile du jour nous propose la parabole du riche et du pauvre Lazare (Luc 16, 19-31). Laquelle se termine ainsi : « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. » Etonnante affirmation qui laisse entendre que ce que nous appelons l’Ancien Testament a une valeur de témoignage aussi forte que la résurrection de Jésus. Je dirais volontiers qu’il oriente vers Jésus et prépare son incarnation. Saint Augustin l’a déjà dit à sa manière dans une formule latine célèbre : « novum testamentum in vetere latet, vetus in novo patet« , que l’on traduit ainsi : « Le Nouveau Testament se cache dans l’Ancien, l’Ancien se révèle (ou devient patent) dans le Nouveau« .
Mais est-ce si étonnant ? Il s’agit bien de la parole qui, à travers la Loi, les psaumes, la Sagesse, les prophètes etc. n’a cessé de guider les hommes vers Dieu. Elle est loi de Dieu. Saint Paul, il est vrai, paraît dans certaines de ses lettres, remettre en cause sa valeur. Mais il est alors, par exemple dans la lettre aux Galates, comme « contraint » de le faire pour marquer, face à des opposants déterminés, la supériorité de la connaissance de Jésus comme chemin de salut. Lorsque l’opposition n’est plus aussi violente, par exemple dans la lettre aux Romains, il « corrige le tir » :
« La Loi, elle, est donc sainte, et saint le précepte, et juste et bon. Une chose bonne serait-elle donc devenue mort pour moi ? Certes non ! Mais c’est le péché, lui, qui, afin de paraître péché, se servit d’une chose bonne pour me procurer la mort, afin que le péché exerçât toute sa puissance de péché par le moyen du précepte. En effet, nous savons que la Loi est spirituelle. » (Romains 7,12-14)
Ne nous privons pas de l’Ancien Testament, même si certaines de ses pages sont violentes et dures à entendre. Il nous dit la vérité de la vie humaine, mais il est traversé de vie divine. Avant que celle-ci ne se donne pleinement en Jésus-Christ.


